Regarde mon amie ce splendide cercueil,
Tu sais, un jour je séjournerai dedans.
Je veux des fleurs; il faudra que tu me les cueilles.
Tu sais, ce sera toi, qui volera mon Temps.
N'ai pas peur c'est moi qui vais te manipuler.
Tu laisseras couler le reste de ma vie.
Ainsi tu pourras me permettre d'oublier.
D'oublier ce qui fut un désastre, un gâchis.
Je t'empoigne, tu fais corps avec mon bras,
Ce jus de fraise coule sur toute ta lame.
Peut-être qu'un jour, à nouveau, tu trancheras
Une peau et emmènera une nouvelle âme.
En attendant, je sens mes membres défaillir.
Tu restes restes plantées là, toujours à mes côtés,
Dans ton beau reflet je vois la peur m'envahir,
Et tu te moques. Un jour tu referas saigner.